Non au racisme, aux fascistes, aux violences d'état ! Solidarité !

Ce 9 mars 2026, l'Union Européenne a voté une nouvelle loi pour faire la chasse aux sans-papiers : à la manière de l'ICE, cette loi amène la généralisation des rafles, de la surveillance à coup de perquisitions, d'obligation de signalement et de profilage racial grâce aux technologies de reconnaissance faciale.


Cette loi s'inscrit dans la dynamique de réactionnarisation des pays impérialistes, et particulièrement de la France. C'est la suite logique de la loi Darmanin et des rafles de Retailleau, et plus globalement des politiques de déportations européennes. Si cette loi exporte la violence des camps de concentration et de la traite des sans papiers, dans des pays soumis par chantage économique à des traités asymétrique, elle ne fait que renforcer la misère et la terreur policière ici même.


Il y a de l'argent pour faire la guerre, mais il n'y en a pas pour loger des familles de réfugiés et les mineurs non-accompagnés à la rue ou pour l'Aide Médicale d'État. Sans papiers, nombre de personnes trans voient cette violence décuplée, notamment dans le travail du sexe.


A la fois exposées à la violence de l'état et des clients, les travailleuses du sexe constituent la majeure partie des victimes que nous déplorons chaque années, lors du Jour du Souvenir Trans.


Cette nouvelle attaque contre les sans-papiers exalte les fascistes. Elle intervient alors qu'il ne se passe plus un jour sans que les musulmans, les demandeurs d'asile et tous les non blancs de France soient pointés comme les ennemis de la nation. A travers un matraquage médiatique raciste, islamophobe et réactionnaire, l'idée d'une guerre civilisationnelle se répand. Elle se traduit dans la rue par la violence raciste de la police et des groupuscules militants d'extrême droite, ainsi que dans toutes les strates de la société : logement, travail, famille, éducation...


Nous, travailleuses et travailleurs trans, faisons face aux côtés de nos camarades qui subissent ce système raciste. L'impérialisme et la colonisation sont nos ennemis communs : ils amènent la militarisation, le nationalisme, la guerre et le contrôle des corps, par la stérilisation, le natalisme, l'islamophobie et l'offensive anti-trans. Face à ces ennemis communs, faisons front commun.


Faisons de ce 14 mars un moment de lutte pour organiser la solidarité contre la réaction, les racistes et les anti-trans, aussi bien ceux qui font les lois que les fascistes dans la rue !